Guillaume Soro catégorique: “ma candidature est ferme, irréductible et irrévocable”

L’ex-Premier ministre Guillaume Soro, dont la candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre a été rejetée lundi par le Conseil constitutionnel, a affirmé jeudi lors d’une conférence de presse à Paris qu’il se maintenait dans la course de manière « irrévocable ».

« Ma candidature est ferme, irréductible et irrévocable », a déclaré l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne, par ailleurs Président de Générations et Peuples Solidaires, en assurant que la Côte d’Ivoire est au bord du gouffre depuis la décision du président sortant Alassane Ouattara de se présenter à un troisième mandat anti constitutionnel.

La jurisprudence “Yao N’dre”

Au cours de son propos liminaire, Guillaume Soro a qualifié d’inique la décision du Conseil constitutionnel invalidant sa candidature. Il a rappelé à cet effet le scenario de la crise post-électorale de 2010-2011 ou le Conseil constitutionnel a rendu deux décisions contraires.

En effet, Paul Yao N’dre Président du Conseil constitutionnel à l’époque a déclaré Alassane Ouattara vainqueur de l’élection en motivant sa décision sur la primauté des institutions supranationales. Or, dans son cas, le leader de GPS bénéficie de deux arrêts de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples ordonnant à l’État ivoirien de sursoir aux poursuites judiciaires initiées à son encontre et sa réintégration sur la liste électorale.

Pour Guillaume Soro, le Conseil constitutionnel n’a d’autres choix que de se conformer à cette nouvelle décision qu’il qualifie de contraignante.

Guillaume Soro a aussi appelé l’opposition, dont les ex-Présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, à l’unité d’action pour obtenir l’organisation “d’élections libres et transparentes” et faire barrage à la “capture de l’État ivoirien” par le parti au pouvoir.

“Maintenir l’élection du 31 n’a aucun sens, y participer serait cautionner le coup d’État institutionnel d’Alassane Ouattara”, a déclaré Guillaume Soro en appelant l’opposition à “saisir la CEDEAO, l’union Européenne et l’Onu en vue d’obtenir des élections transparentes”. Pour finir, le Président de GPS a assuré qu’il “n’y aura pas d’élection” le 31 octobre, aussi appelle-t-il le peuple ivoirien à la mobilisation générale sur toute l’entendue du territoire.

Karim.K

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