Après l’interview de Macron, La CMA-GKS crie son indignation

En Côte d’Ivoire, les récents propos du Président français révulsent. La CMA-GKS monte au créneau.

Déclaration de la CMA-GKS suite à l’interview d’Emmanuel MACRON, Président de la République française dans le magazine JEUNE AFRIQUE.

L’opinion nationale et internationale a suivi l’intervention d’Emmanuel MACRON, président de la République française in JEUNE AFRIQUE où il affirmait, je cite : ” nous avons eu septembre, quand il est venu ici. Tout le monde a bien noté ce long déjeuner en tête-à-tête que nous avons eu. Je lui ai dit ce que je pensais et j’ai entendu ses arguments et son inquiétude pour la stabilité du pays. Il a considéré qu’il était de son devoir d’y aller et qu’il ne pouvait reporter l’élection.

Nous avons continué à avoir des discussions durant la campagne, puis au soir même du premier tour et plus récemment, le 14 novembre. Il est maintenant de sa responsabilité d’œuvrer pour la réconciliation, de faire des gestes, d’ici aux élections législatives, pour pacifier son pays. ” fin de citation !

La CMA-GKS à l’issue de ces propos fait les analyses suivantes :

1- Pour ceux qui croyaient que l’avènement d’Emmanuel MACRON mettrait fin à la France-Afrique, en sont pour leurs frais ! Les barbouzes et autres soutiens occultes aux dictateurs africains des années 60 à 90 ont encore pignon sur rue, ils sont maquillés en soutien moyennant  bradage des ressources naturelles, la possession de marchés économiques sans appels d’offre, sans concurrence.

La grande France de Montesquieu et de Victor HUGO, créatrice des Droits de l’Homme et du Citoyen, exporte des pratiques qui n’ont plus droit de citer chez elle. Quelle déception !

2- la CMA-GKS, soutient que l’Afrique, aujourd’hui a plus besoin d’Institutions fortes plutôt que des hommes forts, comme l’a affirmé l’ex Président Barack OBAMA dans son célèbre discours du Caires en Égypte.

Les hommes passent, les Institutions demeurent !

3- La CMA-GKS note que ces propos sont un flagrant aveu que les décisions en Afrique ne sont pas prises par les citoyens, comme c’est le cas dans toute démocratie, mais le fait des instructions prises auprès de l’ancien colonisateur, la France.

La CMA-GKS déplore que

 l’actuel président sortant Alassane OUATTARA soit le digne continuateur de la France-Afrique et que le peuple ivoirien ne soit plus le Pouvoir Constituant Originaire ( PCO) de toutes ses décisions, comme c’est le cas dans toutes les démocraties, mais plutôt la France, a qui l’on fait des offres mirobolantes en échange d’une élection même illégale.

4- La CMA-GKS affirme que cette interview infantilise le continent africain et surtout notre pays, la Côte d’Ivoire, qui manifestement n’a pas encore rompu les chaînes de la colonisation.

La CMA-GKS appelle tous les démocrates à se joindre à la lutte de l’émancipation de l’Afrique, de l’affirmation de la souveraineté des citoyens africains et ivoiriens.

La CMA-GKS appelle les autorités françaises à se ressaisir en ne se montrant pas complice et en  dénonçant haut et fort de 3eme illégal du Président sortant Alassane OUATTARA et la dictature qu’il inflige actuellement à son “opposition” et à son peuple.

La CMA-GKS appelle la communauté internationale, l’ONU, l’UNION AFRICAINE, la CEDEAO, l’UNION EUROPÉENNE a prendre la mesure de la souffrance du peuple ivoirien et à contraindre le régime illégal d’Abidjan à la négociation avec son opposition.

La négociation est la seule voie pour une stabilité durable pour la Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 21 novembre 2020.

Pour la CMA-GKS

Le porte-parole,

COULIBALY Sié”

Login

Bienvenue, connectez-vous

Se souvenir Mot de passe perdu ?

Lost Password