3e mandat de Ouattara: la contestation ne faiblit pas

Alors que la Commission Électorale Indépendante se prépare à ouvrir les bureaux de vote, la contestation contre l’organisation des élections dans les conditions actuelles ne semblent pas s’escompter.
Ce vendredi 30 octobre à moins de 24 heures de l’ouverture des bureaux de vote, des manifestations ont éclaté dans plusieurs localités du pays.
À Yamoussoukro, dans la capitale, plusieurs milliers de manifestants ont protesté contre la tenue des élections dans les conditions actuelles en réponse à l’appel du boycott actif de l’opposition.
Le corridor de Morofé a été l’épicentre de ces manifestations où les contestataires ont bloqué le cortège du Général Touré Apalo, commandant supérieur de la gendarmerie pendant une trentaine de minutes.
Débordées par l’ardeur des manifestants, les forces de l’ordre n’ont eu de choix que de les regarder impuissantes.
Les commerces et l’administration sont restés fermés toute cette journée.

À Koun-fao, le siège de la CEI locale a été assailli et saccagé. Les documents du vote éparpillés à terre.
Des manifestants ont également placé des barricades sûr l’axe M’bahiakro-Daoukro pour empêcher le convoyage du matériel électoral. À Gagnoa des heurts ont éclaté entre les manifestants qui se dirigeaient vers le siège de la CEI et les forces de l’ordre dans le quartier de Garahio.
À Bonoua des manifestants ont été dispersés à coup de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

À Ayamé, Lakota, Beoumi… des populations ont également bloqué la circulation en posant des troncs d’arbres sur la route . Bloquant ainsi l’accès à ces localités.

Si Abidjan est calme, il faut noter que la tension reste encore vive et la psychose se lit sur le visage et dans les gestes de la population. Tous craignent la journée de demain 31 octobre, date prévue pour la tenue des élections.

Lamine Coulibaly

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