Législatives 2021: A l’épreuve des discours à relent tribal

Les législatives du 6 mars sont à haut risque. À quelques deux mois des législatives, les discours à relent tribal ont refait surface.
Cela fait peser un haut risque de déflagration du tissu social comme ce fut le cas pendant la présidentielle d’octobre 2020.

Le ton a été déjà donné et la première victime est l’un des cadets de Sidiki Konaté cadre du Rhdp. L’affaire se passe dans le worodougou, fief du Rhdp.
Djall Konaté, l’un des cadets du ministre de l’artisanat et des PME annonce sa candidature aux législatives pour la circonscription électorale de Séguéla sous-préfecture.

Il est très vite traité d’étranger et de « boryorodjan » par losseni Fofana, un proche du président de l’Assemblée nationale et député de Séguéla sous-préfecture.

Morceau choisi : « Amadou Soumahoro n’est pas l’ami des aventuriers.
Tout autre aventurier sera humilié et combattu.
La S/P de Seguela c’est Amadou Soumahoro.
Si cet aventurier rêve debout pour affronter le candidat ”tchomba national” il sera broyé au calme.
Si étranger connaît pas sa place chez nous dans le worodougou on te montre ta place . ( boryorodjan). »

Ces propos de ce partisan du président de l’assemblée nationale à l’endroit du cadet de Sidiki Konaté sonne comme une alerte avant la tempête que pourra provoquer le discours tribal pendant la campagne électorale pour les législatives dans un environnement resté fragile par les nombreux conflits intercommunautaires qui ont meublé la dernière présidentielle.

Lamine Coulibaly

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